Visite du Palais Princier de Monaco : découverte de fresques de la Renaissance- Épisode 1/2

Visite du Palais Princier de Monaco : découverte de fresques de la Renaissance- Épisode 1/2

05
Janvier
20 24
TOUT PUBLIC

Dans ce nouvel épisode, Marie Sorbier nous fait visiter en exclusivité le chantier de restauration du Palais Princier de Monaco qui a permis de mettre au jour 600 m2 de fresques de la Renaissance inconnues jusqu'alors.

PODCAST

Présentation

Après nous avoir fait assister à la 13e édition du Festival du Merveilleux au Musée des Arts Forains à Paris, Marie Sorbier continue son Grand Tour pour nous emmener au Palais Princier de Monaco qui restaure depuis plusieurs années des fresques de la Renaissance découvertes durant  un chantier. Une visite exclusive puisque le Palais ne rouvrira ses portes au public qu'à partir du 26 mars prochain.

L'histoire commence en 2013 lorsque débute la restauration des façades de la Cour d'Honneur du Palais. Les peintres ont alors observé sous ces couches de peinture datant du 19e siècle un décor plus ancien. En faisant des recherches approfondies ils se sont aperçus qu'il s'agissait en réalité de fresques datant de la Renaissance italienne ayant pour thème les 12 travaux d'Hercule. Une deuxième découverte aura lieu en 2016 dans un autre endroit du Palais : le salon Matignon. Puis en 2020 d'autres investigations vont permettre de rendre visible 220 m2 de fresques dans la Salle du Trône. En tout ce sont donc 600m2 de fresques qui ont été mis au jour depuis dix ans.

Comme l'explique Christian Gauthier, responsable de la restauration du palais de Monaco, cette découverte exceptionnelle est le travail d'une vie pour nombre des 60 artisans et historiens de l'art qui ont été mobilisées sur ce chantier depuis 2013 : "Il a fallu retenir beaucoup de larmes. C'est une grande émotion pour des conservateurs,  restaurateurs, de se retrouver face à des peintures de ce type là, aussi intensément représentées, avec autant de clarté et dans un état excellent. C'est le rêve de tout restaurateur en définitive."

Cette découverte reste néanmoins entourée d'un certain mystère puisque les équipes du Palais ne sont pas encore parvenues à savoir qui avait exécuté ces fresques. Des recherches récentes ont néanmoins permis de retrouver une quittance de paiement versée par le seigneur de Monaco à l'attention d'un peintre génois Nicolosio Granello, un disciple de Raphaël.

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Nomination de Nathalie Stutzmann au poste de Directrice artistique et musicale de l'OPMC

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08
Janv.
20 26
Mercredi 10 décembre 2025 à 15h, à l’occasion d’une conférence de presse ouverte au public, S.A.R. la Princesse de Hanovre, Présidente du Conseil d’Administration de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, a annoncé la nomination de Nathalie Stutzmann au poste de Directrice artistique et musicale pour une durée de 4 ans, à compter du 1er septembre 2026.Cette nomination est l’aboutissement d’une collaboration de longue date entre Nathalie Stutzmann et l’OPMC qu’elle a dirigé à de nombreuses reprises, tant dans le domaine lyrique - notamment en 2014 avec L’Elixir d’Amour et en 2017 avec Tannhaüser – que dans le domaine symphonique lors des dernières saisons.En 2014, Nathalie Stutzmann a été promue au grade d’officier dans l’Ordre du Mérite Culturel de la Principauté de Monaco. Nathalie Stutzmann succèdera à Kazuki Yamada, Directeur artistique et musical de l’OPMC depuis 2016 et dont le contrat s’achève en août 2026. Elle deviendra le 19ème Directeur artistique et musical de l’OPMC depuis sa création en 1856 et la première femme à occuper ce poste.
Proposé par : Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo
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La fidélité

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13
Nov.
20 25
Présenté par Raphael Zagury-Orly, philosophe et membre fondateur Avec Christine Détrez, sociologue et professeure Alice Ferney, auteure Laurence Hansen-Løve, philosophe Parfois elle est de chien.Une fidélité sans faille, dense, intense, poisseuse, comparable, pour reprendre l’image de Merleau-Ponty, à ce miel épais qui colle à la cuiller. Elle est celle des hommes et des femmes qu’une foi (fides) inébranlable, rétive à toute critique, aveugle, porte au dogmatisme. Mais l’être humain, né d’autres et par d’autres accueilli, n’a pas en lui-même les ressources pour s’extraire de la déréliction, donner un sens et une direction à sa vie. Aussi est-il appelé à s’ouvrir à autrui, à donner et recevoir, à se lier à une personne, intégrer une communale de personnes, adhérer à un idéal. La fidélité «sociale», si elle n’est pas infectée de fanatisme, a d’abord ce sens: une personne est fidèle lorsque, en premier lieu, elle trouve une cause à laquelle se dédier, lorsqu’elle se voue volontairement et complètement à elle, et lorsqu’elle exprime son dévouement de façon efficiente et constante, en agissant en faveur de la dite cause. Une telle fidélité ne peut être ni suscitée, ni «exigée», ni contrainte: elle tient aux valeurs que l’on a faites siennes, aux devoirs que l’on croit moralement juste de suivre, à la «voix de la conscience», comme on disait jadis. En ce sens elle est réalisation morale et témoignage de liberté, si elle parvient à associer volonté et raison. Elle peut alors elle-même éviter d’abord de se muer en asservissement, en cette «dédition» médiévale qui liait le vassal au suzerain, en mettant toute l’obéissance d’un côté et tout le pouvoir dominant de l’autre, ensuite «vérifier», pour que soient écartée toute perversions fanatique et dogmatique, que la cause à laquelle elle s’est vouée continue bien de défendre les valeurs qui ont justifié à l’origine qu’elle s’y voue. Dans le sens plus courant et intime, la fidélité évoque moins cependant l’attachement à des valeurs politiques, religieuses, sportives, écologiques, etc., que l’engagement loyal et sincère envers une personne, avec laquelle s’est tissé un rapport d’amitié ou d’amour, que ce rapport soit institutionnalisé ou non. L’infidèle, dans ce cas, est celui qui trompe ou trahit. [...] Dès lors, on peut estimer que l’infidélité n’est pas plus un vice que la fidélité n’est en soi, une vertu. Si elle se porte sur un lien et une mémoire, la fidélité, en elle-même, ne «fait (crée) pas le bien», mais prend soin d’une relation que soude, au sein d’un couple par exemple, l’amour, lequel est certes une vertu, productrice de bien – mais non pas comme amour, comme état, mais comme fait d’aimer, comme élan qui sort de soi même (dans le deux sens: issu de soi, portant hors de soi), et dont personne d’autre que le sujet n’est «responsable». Lorsqu’une personne cesse d’en aimer une autre, pour toutes les raisons possibles et imaginables, personne de la déclare «infidèle». Justement parce que l’infidélité et la fidélité se définissent toujours par rapport à un lien, une relation, cimentée par un oui, par une promesse, par un pacte. L’être volage, par exemple, n’est ni fidèle ni infidèle, car, folâtrant au gré des désirs et des plaisirs, il n’a rien promis à personne ni signé aucun contrat moral. Il appert ainsi que l’infidélité n’est guère une méchanceté, au sens où l’infidèle provoquerait volontairement chez l’autre le mal et la souffrance: elle est une déchirure de contrat – la langue italienne le montre bien, qui nomme fedifrago/a l’infidèle, celui/celle qui brise (frangere) le pacte (foedus) – dont il sera certes difficile d’expliquer les motifs, une rupture de l’alliance qui avait crée la relation et qui, bien évidemment, peut susciter, chez soi-même, mésestime, regrets et remords, pour n’avoir pas tenu la promesse, et, chez l’autre, qui vivait dans la confiance et continuait à nourrir d’amour l’union, la plus grande la déception, l’infinie tristesse, une indicible douleur, le désespoir, tous les tourments imaginables, sinon un désir de vengeance. D’où il ressort que ni la fidélité ni l’infidélité ne sont décisives, bien que l’une conforte l’union et la cohésion – y compris l’union des vauriens, si elle est fidélité à une secte nocive ou à un gang mafieux – et l’autre apporte brutalement discorde, embrouilles et malheurs. L’important c’est d’aimer, l’important est de ne pas faire du mal aux autres, ne pas mépriser, ne pas humilier, ne pas blesser, ne pas meurtrir, ne pas tarir les sources de vie.Robert Maggiori
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Le Songe à découvrir sur BMC STREAM !

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BMC STREAM, la plateforme vidéo des Ballets de Monte-Carlo.Pour explorer les 3 univers superposés que dépeint Jean-Christophe Maillot dans Le Songe (d’après la pièce de Shakespeare), installez-vous aux commandes de notre dispositif Multicam. Choisissez l’angle qui vous plaît pour observer au plus près les amours divines d’Obéron et Titania ou tentez de suivre le facétieux Puck qui sème le trouble parmi les athéniens en semant à la volée son philtre d’amour (évènement premium). Retrouvez également la capsule consacrée au spectacle "Made in Oslo" de Jo Strømgren, présenté dans le cadre du Monaco Dance Forum. Et un nouvel épisode de NEVER SCENE, la série des Ballets de Monte-Carlo.Accès libre à tous les contenus (hors évènements premium) Évènement premium : 5€. Ou abonnements à 12€ (mois) ou à 50€(année)
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