T’es grave stylé !
CONFÉRENCE & RENCONTRE
Événement archivé

T’es grave stylé !

11
Juin
20 25
PHILOSOPHIE TOUT PUBLIC
PMR
T’es grave stylé !
Places gratuites avec réservation

Présentation

Avec Sébastien Talon, psychologue clinicien et psychothérapeute 

Lors d’une soirée, à un flagorneur qui le complimentait en lui disant «Que vous êtes élégant!», Lord Brummel répondit: «Pas assez, puisque vous l’avez remarqué!». La réponse est stylée, mais dit aussi, en creux, ce qu’est le style: ni trop ni pas assez, ni moyenne entre les deux! «Sapé comme jamais»: ça se voit, comme se voyait le costume du dimanche. «Sapé comme toujours»: ça se voit aussi, hélas, comme la veste qu’on porte tous les jours. Trop de tons fait affèterie, absence d’accents fait banalité. Alors si l’habit fait le moine, quand fait-il le style? Du jardin la rose est reine: elle a la beauté, non le style, et fait de l’ombre à toutes les autres plantes. Les fleurs des champs, elles, sont toutes de couleurs différentes, mais jamais elles ne «jurent» entre elles: elles sont stylées, et sont même la vérité esthétique du pré. Le style, c’est la vérité de la forme, qui apparaît sans ostentation, sans «mise en place», sans préparation - un peu comme les figures de la gymnaste, si fluides qu’elles ne laissent plus voir les exercices préparatoires. Il suffit de lire cinq lignes pour reconnaitre un texte de Proust, et regarder cinq centimètres carrés d’une toile pour reconnaître un tableau de Pollock: le style, c’est la signature. Aussi, qualifier de stylée la manière dont une personne s’habille, équivaut à dire: c’est bien toi, je te reconnais! Mais on sait aussi hélas qu’une signature peut être falsifiée…

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Informations Pratiques

Heure d'ouverture : 16h30
Date : mercredi 11 juin 2025
Horaires d'ouverture

Autour de l'événement

CONFÉRENCE & RENCONTRE
L’Europe : héritage et promesse – Monaco

L’Europe : héritage et promesse – Monaco

14
Oct.
20 26
La discussion est modérée par Florian Louis, du Grand Continent.L’Europe, en son histoire, a connu bien des crises, des régressions, de violentes secousses qui ont fait trembler ses assises, et des conflits en tous genres – jusqu’à une Guerre mondiale qui a fait des millions de victimes et failli réduire en cendres tous les principes sur lesquels elle reposait. Mais elle a tenu, et a continué à élaborer des formes de pensées où prédomine la nécessité de réguler les rapports entre les citoyen(ne)s et entre les États par des normes qui sauvegardent l’autonomie, la liberté de chaque citoyen(ne), l’isonomie, l’égalité entre les citoyen(ne)s, les droits inaliénables de l’individu, le droit de tous à une vie décente, le respect d’autrui et de la différence, l’hospitalité. Cette fidélité aux principes, grâce à laquelle l’Europe a pu harmoniser les entités dont elle est faite – territoriale, politique, sociale, culturelle, historique, scientifique, mythique, religieuse – semble aujourd’hui être bafouée par la montée du radicalisme politique, qu’il soit néoconservateur et revendique un retour de l’autorité – une certaine conception « close » de la nation souveraine et des frontières – ou qu’il vienne des Identity politics, qui de leur côté attaquent les fondements universalistes des institutions démocratiques. Par ce « retour en arrière », se trouvent mises en cause tant la légitimité des liens qui unissent les démocraties libérales européennes entre elles, que l’intouchabilité de l’État de droit lui-même. Dès lors, comment penser l’héritage de l’Europe, grâce auquel ses citoyen(ne)s ont pu connaître une très longue ère de paix, dans un contexte international soumis à des tensions accrues et au régime de la méfiance globalisée ? Que promettre aux générations futures, à l’heure où les réflexes d’« enfermement sur soi » se multiplient, et sont même encouragés par des menaces de pays tiers ou des ingérences extérieures ? Comment sortir de l’impuissance européenne et fédérer des populations diverses autour d’un idéal commun plus que jamais fragilisé ?                                                                                       //La Principauté de Monaco préside le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, du 15 mai au 10 novembre 2026, pour la première fois depuis son adhésion.C’est dans ce cadre que les Rencontres Philosophiques de Monaco organisent, en partenariat avec Le Grand Continent, deux rencontres consacrées à une question que l’actualité rend urgente : que reste-t-il de la promesse européenne, et que peut-on envisager pour les générations à venir ?Une première conversation a eu lieu le jeudi 17 septembre à la Bibliothèque universitaire de Strasbourg, la seconde se déroulera au Théâtre Princesse Grace à Monaco, le mercredi 14 octobre.La conversation sera disponible en podcast audio à l’issue de la rencontre.
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
PHILOSOPHIE
Tout public
PMR
CONFÉRENCE & RENCONTRE
De l'Empahtie

De l'Empahtie

15
Oct.
20 26
Elle a bien des rides, l’empathie – aussi vieille que la philosophie occidentale. Pour désigner cette union ou cette harmonie qui lie l’homme à l’univers tout entier, les Stoïciens parlaient de sympátheia, sympathie, alors qu’on utilisait plus généralement mais plus rarement en Grèce le terme d’empátheia (en, dans, et pathos, sentiment, passion ou souffrance), pour nommer soit la participation émotive qui liait le public à l’aède déclamant un poème – signification bien particulière – soit, en un sens plutôt négatif, le fait de se trouver, pour des motifs externes, dans un état de passion et de souffrance. Empathie et sympathie sont restées amies, sinon cousines germaines. Mais si la sympathie a d’abord connu une glorification croissante, jusqu’à signifier « fusion » entre deux âmes, pour ensuite progressivement se disqualifier et n’être plus, aujourd’hui, que la vague propriété de celui ou celle qu’on trouve « sympathique » (dès lors même un week-end, un T-shirt ou une soirée peuvent être « sympas »), l’empathie, elle, a pendant longtemps disparu des radars, pour ne réapparaître qu’au XIXe siècle. C’est dans le domaine de l’esthétique que s’accomplit la renaissance : les philosophes allemands Robert Vischer, en 1873, et Theodor Lipps, en 1903, proposent la notion d’Einfühlung, que tous traduisent par empathie, pour décrire la projection émotive d’un sujet dans une œuvre d’art ou un spectacle de la nature, avant que, quelques années après, le psychologue britannique Edward B. Titchener n’utilise empathy pour indiquer la perception de l’état d’âme d’autrui. L’histoire moderne de l’empathie peut alors commencer. Elle aura un essor considérable, en esthétique comme en psychologie, en neurologie, en écologie, en éthologie, dans les sciences sociales et, bien sûr, en philosophie – de Husserl à Max Scheler, Bergson, Edith Stein, Merleau-Ponty, Martin Buber, Levinas… Tantôt on la conçoit comme la simple possibilité que possède chaque être humain de « se mettre à la place d’autrui », tantôt on en fait une « compréhension » de l’autre plus ou moins teintée d’émotion, tantôt une véritable intuition ontologique de l’intersubjectivité. On n’a jamais cessé, cependant, de s’interroger pour savoir si elle est un phénomène purement naturel et psychique, qu’expliquerait la présence dans le cerveau de « neurones-miroirs », ou bien si elle détient la force d’ouvrir à l’éthique, tant individuelle que sociale ou politique. Qu’est-ce qui la distingue de la sympathie (Max Scheler), de la compassion, de la pitié ou de la bonté ? Est-elle semblable à l’indignation, qui, aussi sincère soit-elle, se déliterait si elle n’était suivie d’action ? Aujourd’hui la notion est si diffuse que son sens s’étiole – au point qu’on conseille la « pratique » de l’empathie comme on conseille le running, le régime méditerranéen ou le fitness. Doit-on, dès lors, renoncer à une notion qui « en dit trop », et sur trop de choses, ou au contraire la réactiver, étayer le passage qu’elle autorise d’un champ psychologique ou gnoséologique (« comment puis-je accéder à ta conscience ? ») au domaine éthique de la responsabilité, de la solidarité et de la justice ? Tâche difficile : ne voit-on pas aujourd’hui de féroces attaques contre l’empathie, laquelle, comme promesse d’altruisme, suscite l’ire de ceux et celles pour qui l’égalité, le respect, la tolérance, l’accueil de l’autre, l’hospitalité, la coexistence pacifique des différences, la solidarité, etc., sont quasiment des gros mots, porteurs de tous les maux.Robert Maggiori / © Les Rencontres Philosophiques de Monaco
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
PHILOSOPHIE
Tout public
PMR
ATELIER/COURS/FORMATION & STAGE
La philo pour les jeunes "C'est qui papa ?" animé par Alicia Polzella Gauduel

La philo pour les jeunes "C'est qui papa ?" animé par Alicia Polzella Gauduel

04
Nov.
20 26
Dans cet atelier, les enfants réfléchiront ensemble à cette question : C'est qui papa ? À partir de leurs expériences, de leurs idées et de leurs questions, ils discuteront de ce qui fait l'identité d'un père, de l'amour, de la responsabilité, de la présence et de l'absence, ainsi que des rôles et des stéréotypes qui entourent la figure paternelle.Un moment de philosophie pour découvrir qu'une question, en apparence très simple, peut ouvrir de grandes réflexions sur les liens qui unissent les personnes et sur ce qui constitue la relation entre un enfant et un papa.
Proposé par : Médiathèque Caroline
Lieu : Médiathèque Caroline
PHILOSOPHIE
Jeune Public
FR
PMR