Le buste de Serge Diaghilev, fondateur des Ballets Russes, a été restauré en février 2026 par l’Institut du Patrimoine. La sculpture de l’artiste Paul Belmondo continue ainsi de faire face à l’opéra Garnier, où la troupe des Ballets Russes se produisait avant que les Ballets de Monte Carlo n’y dansent aujourd’hui.
Serge Diaghilev & les Ballets Russes
Créateur des Ballets Russes, Serge Diaghilev a largement contribué au développement de la danse moderne au XXème siècle, et sa vision originale du ballet a permis de révolutionner les codes de l’art chorégraphique tout en participant à l’affirmation de la place des femmes dans ce domaine.
Artiste de nationalité russe, né en 1872, il s’exile définitivement à Paris à la prise de pouvoir du régime soviétique de Lénine en 1917. Sa coopération avec le public français, initiée dès 1906 d’abord avec plusieurs expositions d’art, perdure. C’est à Paris qu’il fonde la compagnie des Ballets Russes en 1907.
Les Ballets Russes & Monte-Carlo
Son succès français l’encourage à développer sa troupe. Il se sépare définitivement du ballet impérial russe, pour lequel il a travaillé pendant près d’une décennie et fait de sa compagnie une troupe privée indépendante. Cette dernière se produit à Monte-Carlo, Paris et Londres, et Diaghilev programme un éventail varié de créations. Il travaille en étroite collaboration avec de talentueux compositeurs et chorégraphes de l’époque, et associe de nombreux artistes peintres aux décors et costumes de ses productions, dont Sonia et Robert Delaunay, Pablo Picasso, Marie Laurencin, Natalia Gontcharova, et Gabrielle Chanel.
La sculpture du buste de Diaghilev
Le buste de Serge Diaghilev, sculpture réalisée par l’artiste français Paul Belmondo en 1973, se trouve sur les terrasses du casino de Monte-Carlo. Cette œuvre appartenant aux collections de la Société des bains de mer de Monaco, située à proximité du célèbre opéra où se produisait la troupe de Diaghilev, a été restaurée le 16 février dernier à l’initiative de l’Institut du Patrimoine. Exposée en extérieur et à ses aléas climatiques, l’œuvre présentait un bon état structurel mais un état de surface dégradé. Sculpture en bronze patiné, une oxydation s’était développée due à son mode d’exposition et s’est manifestée sous forme de corrosion vert de gris, de manière uniforme et parfois sous forme de taches ou de coulures.
Une restauration en plusieurs étapes
Afin de retrouver cette œuvre dans son état d’origine, un traitement en plusieurs étapes a été décidé. D’abord a eu lieu un ponçage et brossage de la surface de l’œuvre, puis celle-ci fut rincée. Etape cruciale, une patine à chaud a été appliquée, méthode mieux adaptée à une mise en œuvre en extérieur, avant l’application d’une cire qui servira d’interface aux aléas naturels afin de protéger le bronze. Enfin, la surface a entièrement été lustrée pour apporter une finition brillante et homogène à la sculpture. Grâce à ce traitement, l’œuvre a retrouvé un bon état de conservation, une bonne lisibilité ainsi qu’une esthétique homogène. Du fait de son exposition en extérieur, elle demande cependant un entretien régulier. Un nettoyage et un cirage annuels permettront de la maintenir en bon état. Quant à son socle en marbre, celui-ci a été consolidé et le lettrage redoré.
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