Semaine PhiloMonaco 2026
FESTIVAL

Semaine PhiloMonaco 2026

24
Juin
20 26
28
Juin
20 26
PHILOSOPHIE TOUT PUBLIC
PMR
Semaine PhiloMonaco 2026

Présentation

Les Rencontres Philosophiques de Monaco se sont donné la tâche de créer une « communauté » où la parole et la pensée des philosophes circulent librement entre tous, et éclairent, ne serait-ce que d’un faible rayon, les problèmes que le temps présent rend de plus en plus complexes.

C’est dans cette optique qu’elles organisent, du mercredi 24 au dimanche 28 juin, l’édition 2026 de la Semaine PhiloMonaco lors de laquelle de nombreuses personnalités invitées échangeront avec le public et participeront à des conversations, présentations d’ouvrages, dialogues et tables rondes.

Les rencontres sont ouvertes à tous.

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Informations Pratiques

Heure d'ouverture : 10h00
Date : mercredi 24 juin 2026

Événements

CONFÉRENCE & RENCONTRE
Matinale au marché : Envie, Désir, Besoin

Matinale au marché : Envie, Désir, Besoin

24
Juin
20 26
Présenté par Téo Schumer, journaliste,Si elle est envieuse, une personne voudra avoir ce que l’autre a, arriver à faire ce que l’autre fait, être, même, ce que l’autre est. Dès lors l’envie se trouve souvent prise dans une spirale douloureuse, elle «ronge» l’individu, car nul ne parvient jamais à être ce qu’un autre est. Le besoin, lui, est calme: il repère ce qui lui manque – et disparaît comme besoin dès qu’il le trouve, dès qu’il trouve le pain s’il avait faim, l’eau s’il était assoiffé, un médicament adéquat s’il était malade. Le désir n’est ni envie ni besoin: il sort l’être humain de lui-même et le pousse à aller vers «autre chose» qui, une fois atteinte, le relance vers autre chose encore, sans fin.Robert Maggiori
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Promenade Honoré II, 98000 Monaco
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Tout public
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CONFÉRENCE & RENCONTRE
Déjeuner-philo : L’enfant qui inquiète, de Alain Ehrenberg

Déjeuner-philo : L’enfant qui inquiète, de Alain Ehrenberg

24
Juin
20 26
Pr Florence Askenazy, psychiatre, en dialogue avec Alain Ehrenberg, sociologue, auteur de L’enfant qui inquiète, Odile Jacob, 2025De quoi s’inquiète l’enfant qui s’inquiète ? D’une socialisation malaisée, d’une autonomie difficile à acquérir, d’une non-reconnaissance de ce qu’il est ou veut être ? Et de quoi s’inquiètent, quand l’enfant dit aller mal, ceux et celles qui l’entourent, l’écoutent, l’éduquent, le protègent, le soignent s’il le faut – ou ne font rien de tout cela ? Nos sociétés ont-elles rendu plus difficiles les conditions d’accès à une autonomie à laquelle visent pourtant tous les projets éducatifs et thérapeutiques ? Et qu’est-ce qui a accru les raisons pour lesquelles les enfants, les adolescent(e)s et les tout jeunes adultes « ne vont pas bien » ? Quelles règles, quelles régulations, quels comportements, quelles valeurs morales, quelles perspectives psychologiques, sociales, politiques même, doivent être modifiées pour assurer au mieux le développement harmonieux d’un enfant ?Robert Maggiori
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
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Tout public
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CONFÉRENCE & RENCONTRE
Plus envie d’apprendre ?

Plus envie d’apprendre ?

24
Juin
20 26
Présenté par Robert Maggiori, philosophe, membre fondateur Denis Kambouchner, philosophe De prime abord, on pourrait penser qu’apprendre n’a rien à voir avec l’envie, si celle-ci fait désirer avoir ou faire ce que l’autre a et fait, que je n’ai pas et que je suis incapable de faire. Pour qu’il y ait envie, il faut qu’il y ait « quelque chose » qui ne soit pas moi, une altérité. Dès lors, apprendre, quand cela ne dépend pas de la nécessité - je suis bien obligé d’intégrer les règles de la circulation et le sens des panneaux routiers, si je tiens à rouler en voiture - pourrait dépendre plutôt de la volonté, et pas de l’envie. Il arrive pourtant qu’on avoue « n’avoir envie de rien », pas même d’avoir envie, et qu’on se trouve dans une telle apathie qu’on se lasse même de porter son corps et qu’on laisse voguer son esprit, à la dérive. On a alors une sorte d’affaissement général de la volonté, une aboulie qui empêche d’aller où que ce soit, empêche surtout d’aller vers ce qui est nouveau, vers ce qu’on découvrira, vers ce qu’on ne sait pas - en quoi consiste apprendre. Une telle indifférence à tout semble de nos jours s’être étendue, et sans doute s’est-elle confortée elle-même dans l’idée que, désormais, tout ce qu’il y a à savoir est là, disponible en un instant, un clic - et qu’il n’est donc plus utile d’apprendre, puisque je puis savoir sans avoir, de moi-même, rien appris. 
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
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CONFÉRENCE & RENCONTRE
Le kiff – le désir sans gravité

Le kiff – le désir sans gravité

24
Juin
20 26
Présenté par Laurence Joseph, psychologue clinicienne et psychanalyste Sébastien Talon, psychologue clinicien et psychothérapeute Sandra Laugier, philosopheQu’on se fasse un petit kiff, que je la kiffe à mort ou qu’elle me surkiffe, on reste toujours dans le même giron: l’amour, le désir, le plaisir, la jouissance. Autrefois, le cercle était un autre, quasiment celui de l’enfer ou de la béatitude, au choix: le kif (kif, kaif ou kéif, au Maghreb et en Egypte, amusement, joie, bien-être) désignait le cannabis ou le haschisch, soit la voie royale d’accès aux paradis artificiels. Venu des langues des cités, des communautés issues de l’immigration et de la culture hip-hop, kiffer apparaît depuis plus de 20 ans dans le Larousse, et est une sorte de superlatif de crush: si celui-ci est amourette, flirt, attirance passagère, sinon rêvée, l’autre est « amour fou », maxi-plaisir, attrait aussi fort que réjouissant - presque une passion, mais qui n’a cependant pas la lourdeur ou le tragique qu’on attribue en mode romantique à la passion, car on peut kiffer une personne comme un objet, un road-trip comme une chanson, ou une situation, une bière, une couleur, une coupe de cheveux, des baskets, un poème, une casquette, une série, un jeu vidéo ou Mario. Amour, plaisir, désir - mais sans gravité, comme un « j’t’adore ! ».Robert Maggiori
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
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CONFÉRENCE & RENCONTRE
Naissance du Désir

Naissance du Désir

24
Juin
20 26
Présenté par Judith Revel, philosopheLaurence Joseph, psychologue clinicienne et psychanalyste  Anne-Fleur Multon, écrivaine Nicolas Rabain, psychologue clinicien, co-directeur de la Revue « Adolescences »Où et comment peut bien naître le désir, si tant est qu’il naisse et ne soit pas « toujours là » - puisque l’être humain ne naît pas « fini » mais incomplet, « manquant », privé de tout ce que l’apprentissage lui donnera ? Un neuro-biologiste citerait l’activité du système nerveux, en particulier le réseau hypothalamo-limbique dont l’activation répond à des stimuli hormonaux comme les œstrogènes, l’ocytocine, la testostérone, la prolactine - qui règlent peu ou prou l’activité sexuelle-affective. Mais du point de vue psychologique, quelle est la source native du désir ? Un manque - qui en ferait un besoin ? Un vide intérieur qu’on voudrait combler ? Une tentative de reprise et répétition d’une expérience de plaisir passée ? Une réponse à des stimulations venant d’ailleurs ou des autres ? Un jeu provocateur ou provoqué avec le désir d’autrui ? La pulsion d’être « plus » que ce que l’on est, qui pousse à rechercher ce qui jamais ne satisfait ?Robert Maggiori
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
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CONFÉRENCE & RENCONTRE
Matinale : Le désir d’être ensemble

Matinale : Le désir d’être ensemble

25
Juin
20 26
On ne sait pas si, pour chacun(e), les autres sont un enfer ou un paradis. Tantôt l’un tantôt l’autre, dira-t-on – comme la solitude, d’ailleurs, est tantôt un havre, un merveilleux jardin où l’on se cultive soi-même, ou une malédiction, une prison où l’on se torture de n’être pas par autrui accepté et d’être exclu de tous les cercles d’amitié. Pour Aristote, on le sait, l’homme est un « animal politique », animal par ses instincts, politique par la pulsion qui le pousse à être dans la cité, au milieu des autres et participer à la conversation sociale. Le désir d’être ensemble peut-il jamais s’éteindre, quand on vit, justement, « en société » ? Si cela par malheur arrivait, ce n’est pas le bonheur d’être en compagnie qui mourrait, mais la pensée elle-même: toute personne doit certes avoir le courage de penser à la première personne, mais sa pensée elle-même, et son être tout entier, ne se forgent qu’au contact de celle des autres. Comme a pu le dire Leïla Slimani: « On n’arrive jamais à soi autrement que par le chemin des autres ».Robert Maggiori
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Promenade Honoré II 98000 Monaco
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Déjeuner-philo : L’envie contre la démocratie ?

Déjeuner-philo : L’envie contre la démocratie ?

25
Juin
20 26
Raphael Zagury-Orly, philosophe, membre fondateur, en dialogue avec Eva Illouz, sociologue, directrice d’études à l’École des Hautes Études en Sciences SocialesLa démocratie se doit de contrôler sans cesse l’état du contrat social qui la fonde, de s’assurer que des pouvoirs limitent les pouvoirs du Pouvoir, de vérifier les protections de la liberté de chaque citoyen(ne) et la garantie des droits… Ces tâches échoient à la raison, aux procédures rationnelles que fixent les législations, les élections, le débat public. Dans les sociétés contemporaines, ces dynamiques semblent avoir été troublées par l’irruption – via les réseaux sociaux entre autres – de forces qui ne doivent ni à la volonté ni à la raison mais au sentiment, aux passions, aux désirs, à l’indignation, à la plainte, à l’envie, à l’impression que des individus ou des groupes ont d’être invisibles, « sans voix », ignorés, humiliés… Est-ce un danger pour la démocratie, ou une chance qu’elle aurait d’enfin tenir compte de revendications qui ont d’autres fondements que « rationnels » ?Robert Maggiori
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
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Géopolitique du désir

Géopolitique du désir

25
Juin
20 26
Présenté par Patrick Savidan, Philosophe, membre du JuryDavid Colon, professeur à Sciences Po Thierry Balzacq, politologue Parler de « géopolitique du désir » eût sans doute fait sourire ou interloqué il y a encore une ou deux décennies. Doit-on en effet entendre par là que le désir aurait une géographie, varierait selon les latitudes comme il a varié selon les époques historiques, et serait parfois « politique » - ce qui n’est pas incongru, puisque « faire de la politique » ne peut exclure ni volonté, ni engagement ni aspiration. Mais n’est-ce pas plutôt la géopolitique qui serait, comme d’un grand vent, parcourue, secouée et recomposée par le désir ? Jadis le paysage géopolitique était façonné par des stratèges, les agents de services secrets, les ministres d’Affaires étrangères, les Présidents, les généraux, les diplomates, les shadow cabinets et autres conseillers abscons. Mais à présent ? Suffit-il que la colère d’une communauté gronde, ou même qu’un autocrate se lève du mauvais pied le matin, se précipite sur X, y exprime ses envies, ses désirs, voire ses caprices, pour modifier l’équilibre du monde ? Robert Maggiori
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
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CONFÉRENCE & RENCONTRE
Désir d’avoir

Désir d’avoir

25
Juin
20 26
Présenté par Etienne Bimbenet, philosophe Estelle Ferrarese, philosopheCatherine Chalier, philosophe Si on se réfère au livre cardinal d’Eric Fromm, Etre et avoir (1976), l’existence humaine se déploierait sur deux versants différents: celui, statique, de l’acquisition, de la possession, de l’accumulation, de la protection, et celui, dynamique, de la « sortie de soi », de l’action, de la création, de la participation, de l’engagement... Il apparaît trop évident alors que être doit primer sur avoir, l’un renvoyant à une incessante activité de transformation, fondée sur l’indépendance, la liberté, la raison critique, par quoi l’individu réalise ses propres potentialités morales, civiques, intellectuelles et peut établir avec les autres des rapports de solidarité, l’autre ne favorisant que l’« engraissement de soi », la thésaurisation, le cumul de biens matériels, la capitalisation de biens symboliques, le souci du status social, de la reconnaissance, des honneurs, ainsi que l’angoisse constante de les perdre. Il semble bien, pourtant, que rien n’ait jamais affaibli le désir d’avoir, que la structure capitalistique de nos sociétés, par ses appareils idéologiques de persuasion, fait sans cesse renaître en multipliant à l’infini les « choses » qu’il faut « absolument avoir » sous peine de paraître déclassé. Mais chez la personne elle-même, quels ressorts intimes créent, valorisent ou flattent le « désir d’avoir », dont il appert, nul ne pouvant « tout avoir », que jamais il ne peut être comblé ?Robert Maggiori
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
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Soirée de Remise des Prix : 10 ans du Prix Philo

Soirée de Remise des Prix : 10 ans du Prix Philo

25
Juin
20 26
La Soirée de remise des Prix PhiloMonaco 2026 se tient en présence deCharlotte Casiraghi, présidente et membre fondateur des Rencontres Philosophiques de MonacoLaura Hugo, directeur généralRobert Maggiori, président du Jury et membre fondateurRaphael Zagury-Orly, membre fondateurEt des membres du Jury //La Soirée est présentée par Thierry ConsignyLe Prix PhiloMonaco de l’Essai est annoncé et remis à un ouvrage philosophique publié en langue française et paru dans l’année civile précédent son attribution.Le Prix PhiloMonaco de l’Éditeur, attribué à une collection ou une maison d’édition, est remis cette année 2026 aux Éditions Jérôme Millon.Le Prix PhiloMonaco des Lycéens 2026, attribué à deux lycéens suite à un concours écrit dans la bibliothèque de leur établissement scolaire, est annoncé et remis en collaboration avec la Direction de l’Éducation Nationale, de la Jeunesse et des Sports, et les professeurs de philosophie de la Principauté.//Avec la collaboration de Jean-Christophe Maillot, chorégraphe et directeur,Et des danseurs des Ballets de Monte-Carlo, Juliette Klein et Inge Cornelis ;et Karol Beffa, pianiste et musicologueMa Bayadère Chorégraphie : Jean-Christophe MaillotMusique : Léon Minkus Interprètes :  Juliette Klein (Niki), Inge Cornelis (Solo) « La barre de danse est cet objet qui coupe l’espace en deux en même temps qu’il unit les artistes qui la prennent. Depuis le mythe d’Aristophane jusqu’à la barre de danse de Ma Bayadère, les corps savent-ils faire autre chose que vouloir retrouver la moitié qui leur manque pour répondre à leur désir ? »Jean-Christophe Maillot//Avec tous nos remerciements à la Direction des Affaires Culturelles et au Théâtre Princesse Grace qui nous accompagnent tout au long de l’année.
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
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Matinale : Désir et déception

Matinale : Désir et déception

26
Juin
20 26
Privé de tout désir, l’être humain serait comme un arbre sans racines, sans sève. Il n’aurait pas même la force de se lever le matin pour affronter une nouvelle journée. Aussi la tentation est-elle forte de faire du moindre objet un objet de désir, pour « se sentir vivre », comme on dit. On désire comme on respire – une personne, une chose, un bien, une activité, une position, un statut. Les expériences antérieures devraient pourtant montrer que le désir enclenche une dynamique dont on n’est pas maître et, surtout, ne connaît jamais le « assez » (satis), n’aboutit jamais à la satisfaction: comblé (apparemment), il se porte aussitôt sur autre chose. Dès qu’il a en cadeau sa console de jeux, l’enfant (et pas seulement) la trouve caduque et veut absolument la nouvelle. En ce sens, tout désir porte en lui la promesse de la déception. Celle-ci peut être superficielle et passagère ou profonde et durable – et peut même créer, comme la désillusion, quelques blessures de l’âme. Mais est-elle comparable, ne venant que de nos désirs jamais assouvis, à la déception, triste, douloureuse, tragique parfois, que l’on éprouve quand on se sent trahi(e) par une personne, quand notre confiance s’est trouvée abusée, quand une espérance ne s’est pas réalisée ? La déception liée au désir est-elle vraiment « sans ressources », ne contient-elle pas, paradoxalement, l’envie, sinon la volonté, de « recommencer », de « repartir », d’enclencher de nouvelles dynamiques de vie ?Robert Maggiori
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Promenade Honoré II, 98000 Monaco
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Déjeuner-philo : Désirs de justice

Déjeuner-philo : Désirs de justice

26
Juin
20 26
« Les urgences sociales, environnementales et politiques s’intensifient et jamais nous n’avons semblé si désarmés pour y répondre. Longtemps moteur de progrès, le désir de justice paraît aujourd’hui nous diviser, au point d’alimenter une inquiétante paralysie collective, quand il n’entraîne pas de déconcertantes régressions sociales et politiques. Pour sortir de cette impasse, Patrick Savidan s’attache à comprendre pourquoi nos aspirations à la justice en viennent à s’opposer et à se neutraliser. À travers une analyse des dilemmes contemporains – entre équité et efficacité, redistribution et reconnaissance, justice sociale et transition écologique – il met en lumière les tensions qui traversent nos idéaux. Son enquête, nourrie à la fois par la philosophie et par l’observation du monde social, ouvre la voie à un renouvellement du sens de la justice, porté par une critique de l’égotisme politique et la proposition d’un néo-solidarisme capable de redonner fécondité à nos conflits et souffle à l’idée de progrès ».Patrick Savidan, Désirs de justice
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
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Désir au masculin

Désir au masculin

26
Juin
20 26
Présenté par Géraldine Muhlmann Chantal Thomas, de l’Académie Française Philippe B. Grimbert, professeur de néphrologie Philippe Brenot, sexologue Quand les désirs sont pris au pluriel, il semble insensé de se demander s’il y a des désirs féminins et des désirs masculins - puisque tout désir est immanquablement scellé à ce qu’une personne est, à ce qu’elle veut être, à ce qu’elle a ou souhaite obtenir, à ce qu’elle fait, ce qu’elle a fait, ce qu’elle voudrait faire, ce à quoi elle aspire, etc. Au singulier, genré, masculin, il renvoie presque à coup sûr au désir sexuel tel que les hommes l’éprouvent. Paradoxalement, alors que ce sont les hommes qui ont le plus parlé de sexualité, y compris en définissant une sexualité qui serait celle des femmes et correspondrait à ce qu’ils auraient voulu qu’elle fût - avant que les femmes elles-mêmes ne prennent la parole pour déboulonner tous les stéréotypes et les préjugés patriarcaux auxquels on les avait assignées - la question du désir masculin a fait l’objet d’esquives, de mises au silence et d’enfouissements. Puisque le désir s’enracine à la fois dans le corps, le cœur et le cerveau, les molécules ou les neurones, on a surtout avancé des explications physiologiques ou neuro-biologiques, et, pour rendre raison de comportements dits « masculins », comme la confiance en soi, l’aptitude à diriger ou dominer, une certaine agressivité parfois, souligné par exemple le rôle des hormones stéroïdiennes, in primis la testostérone, dont est bombardé dès la vie intra-utérine le cerveau du petit garçon. Mais les personnes, hommes ou femmes, ne se réduisent pas à des êtres biologiques: elles sont « faites » par les relations avec autrui, par l’éducation, par les structures sociales et ce que celles-ci produisent comme valeurs, comme règles de comportement, idées, opinions, préjugés... Aussi un désir au masculin ne peut-il se conjuguer qu’avec l’ensemble de ces facteurs et déterminations: et il n’est pas sûr, dans ce cas, qu’il se manifeste comme bon nombre de stéréotypes voudraient qu’il se manifestât: un désir « primitif », direct, possessif, tourné exclusivement vers la pénétration et la jouissance de l’éjaculation, exempt de toute sentimentalité, insensible à la douceur et à la tendresse au moment vécu... Il faudrait une révolution « masculine » pour l’attester, aussi puissante qu’a été celle réalisée par le féminisme. Hélas, c’est le « masculinisme » qui ici et là refait surface: retour en arrière qui décline le « désir au masculin » sur le mode de la virilité dominatrice.Robert Maggiori
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
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CONFÉRENCE & RENCONTRE
Le désir d’enfant

Le désir d’enfant

26
Juin
20 26
Présenté par Isabelle Alfandary Dr Nicolas Moysan, psychiatre Clélia Gasquet-Blanchard, auteure de Faire naître Le désir d’enfant n’est pas le désir qui serait comme celui d’un enfant, du genre « être Harry Potter » ou « vivre sur Mars ». Il s’agit du désir d’avoir un enfant - un désir de maternité, un désir de paternité. Jadis l’enfant pouvait « venir » sans qu’on l’ait voulu: c’est beaucoup moins le cas de nos jours, les moyens de contraception permettant une grossesse choisie, programmée, et établie en fonction de la situation économique, sociale, mais aussi psychologique, dans laquelle on se trouve. Le désir d’enfant déborde cependant cette situation, dans la mesure où il peut apparaître chez une jeune fille ou une femme de n’importe quel âge - plus rarement chez des jeunes gens ? - indépendamment des possibilités réelles de conception, comme il peut ne pas se manifester quand la possibilité effective existe. Aussi doit-on penser que, si l’on cherchait la source du désir et de la volonté de donner la vie à un petit être, on la trouverait non dans des « circonstances » - qui comptent néanmoins - mais dans la vie même des futurs parents, dans toute sa complexité, les présences et les absences qui l’ont façonnée, ses joies et ses peines, ses enthousiasmes et ses déceptions, les blessures invisibles qu’elle porte, ses rêves, ses échecs, ses angoisses, ses espérances. Il n’est pas de plus profondes racines, tantôt non sues, tantôt non dites, que celles qu’a le désir d’enfant - le désir de le faire naître, de lui donner une langue, de l’inscrire dans un nom, de l’éduquer, le protéger, en faire une personne. Robert Maggiori
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
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CONFÉRENCE & RENCONTRE
Ne pas céder sur son désir

Ne pas céder sur son désir

26
Juin
20 26
Présenté par Raphael Zagury-Orly, philosophe, membre fondateur  Clotilde Leguil, psychanalyste et philosophe Charlotte Casiraghi, auteure, présidente des Rencontres Philosophiques de Monaco Dans le Séminaire VII, consacré à l’éthique de la psychanalyse (Seuil, 1986), Jacques Lacan, lors de la séance du 29 juin 1960, dit vouloir, « à titre expérimental », avancer quelques « propositions » et voir « ce que ça donne pour des oreilles d’analystes ». La première est celle-ci: « Je propose que la seule chose dont on puisse être coupable, au moins dans la perspective analytique, c’est d’avoir cédé sur son désir ». En général, de la phrase, on ne retient que la dernière partie. Le plus souvent on l’entend - véritable contre-sens issu de la confusion entre « céder sur » et « céder à » - comme une sorte d’injonction hédoniste, une invitation à « lâcher tout », à céder à toutes les tentations, à se dégager du faix du Sur-moi pour donner libre cours à ses pulsions, à « faire ce qu’on veut ». La phrase étant quelque peu sibylline, elle autorise même qu’on se demande si « son » désir est le désir propre, celui du sujet, ou le désir de l’Autre: la confusion entre « céder sur » et « céder à » serait la même. Or la « nouvelle éthique » envisagée par Lacan ne se fonde guère sur le respect ou non d’impératifs venus d’ailleurs, de la société, mais sur la singularité du sujet, du sujet désirant. Ne pas céder sur son désir serait alors une forme de fidélité, une fidélité à sa propre subjectivité, à sa loi, à ce que l’on est au plus profond de soi, quand céder sur son désir équivaudrait à se trahir (« le sujet trahit sa voie, se trahit lui-même », écrit Lacan), à manifester une sorte de lâcheté existentielle d’où sourdrait la culpabilité, soit le sentiment de se sentir en défaut, en faute, vis-à-vis de son propre désir. Comment doit-être comprise cette phrase énigmatique, devenue pourtant presque un « mot », sinon un mantra ?Robert Maggiori
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
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CONFÉRENCE & RENCONTRE
Matinale : Désir et infini

Matinale : Désir et infini

27
Juin
20 26
L’infini du désir est mathématique. Il parcourt, pourrait-on dire, la suite infinie des nombres naturels, négatifs et positifs: comme de -10 à -11 et -12, de 11 à 12, 13, 14…, il va d’objet en objet, insatisfait et déçu par l’un se porte sur un autre, sur un autre encore, et ainsi de suite à l’infini, contrairement au besoin qui, lui, est en boucle, se satisfait, renaît, se satisfait… Le désir d’infini est métaphysique. Confronté constamment à ce qui lui manque, à ce qu’il n’a pas, il allie raison et imagination pour se porter vers ce qui ne peut pas « être là » et donc ne peut manquer: l’infini lui-même, l’absolu, le divin, la totalité, l’à-venir, l’éternité, la perfection, la plénitude ou la béatitude, le tout-Autre.Robert Maggiori
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Café de Paris, Place du Casino 98000 MONACO
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CONFÉRENCE & RENCONTRE
Écrire le désir

Écrire le désir

27
Juin
20 26
Alice Ferney, écrivaine – En conversation avec Raphael Zagury-Orly Laurent Gaudé, écrivain Cécile Ladjali, écrivaine Dit-on qu’on écrit quand on écrit une belle lettre à sa société d’assurances, quand on gribouille la liste des courses ou on prend des notes en cours ? Un(e) écrivant(e) n’est pas un(e) écrivain(e), certes, et de fait le verbe écrire - laissons de côté l’enfant qui apprend à le faire - n’est le plus souvent utilisé que dans l’acception plus noble qu’on lui donne en littérature. Dès lors, on peut constater que rien de ce qui est arrivé au monde et au genre humain n’a échappé à sa traduction littéraire. D’où vient cette puissance qui rend la littérature capable de restituer une vérité plus vraie encore que les événements réels - des phénomènes les plus grandioses ou tragiques aux infimes tremblements de l’âme ? Si le désir d’écrire, assez diffus, répond à l’envie ou au besoin (dans un journal intime par exemple) de « mettre la pensée et les sentiments en mots », avec les risques de « trahison » que Bergson voyait dans l’exercice, est-ce qu’il est possible, ce qui serait l’apanage de l’écrivain(e) et la vertu de la littérature, d’« écrire le désir », d’évoquer, de suggérer, de décrire le moteur le plus secret, le plus subtil, le plus volage, le plus insaisissable de l’existence des hommes et des femmes ? Robert Maggiori
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Hôtel Hermitage, Salon Excelsior, Square Beaumarchais, 98000 Monaco
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CONFÉRENCE & RENCONTRE
Entre désirs et addictions

Entre désirs et addictions

27
Juin
20 26
Présenté par Raphael Zagury-Orly, philosophe, membre fondateur  Clotilde Leguil, psychanalyste et philosophe Charlotte Casiraghi, auteure, présidente des Rencontres Philosophiques de MonacoLe désir est déjà en lui-même une addiction, parce qu’il ne suffit pas de vouloir « ne pas désirer » pour ne pas désirer, comme il est impossible de vouloir (ne pas) tomber amoureux ou de cesser d’aimer quand on aime. Sa spirale court à l’infini, car jamais il n’arrive à « ne manquer de rien », à être rassasié. L’addiction échappe également au vouloir: si l’on a commencé à fumer par envie, goût et plaisir, on continue par contrainte (interne), par nécessité, laquelle résiste à la raison et à la volonté, quelques périls mortels celles-ci soient capables de prévoir. Autrement dit, entre désirs et addictions, il y a le pont en sens unique qui conduit de l’envie au besoin, du verre d’eau qu’on boit avec délectation un jour de grande chaleur, au liquide qu’on est « obligé » de s’injecter pour ne pas mourir d’angoisse. Mais ce n’est pas si simple: même comme nécessité et besoin, même comme pulsion de répétition que l’on finit par détester, l’addiction procure peu ou prou du plaisir, de la jouissance, et… le désir de les retrouver. Cercle vicieux.Robert Maggiori
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Hotel Hermitage, Square Beaumarchais, 98000 Monaco
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Le désir d’aventure

Le désir d’aventure

28
Juin
20 26
Présenté par Stéphane Habib, psychanalyste et auteur Pierre Casiraghi  Bruce Bégout, philosophe et écrivainL’aventure sied au désir, car celui-ci est toujours tourné vers ce qui « n’est pas encore », ce qui est à-venir, près d’advenir (ad-venturus). Il correspond aux modalités par lesquelles le corps, le cœur et l’esprit tentent de rapprocher ce qui est loin, de rendre présent ce qui est absent, de rendre disponible, au moins un temps, ce qui fait défaut et manque. L’aventure fait de même: qu’elle ait trait à la science, à la géographie, aux relations amoureuses, au sport, etc., elle avance vers la découverte, vers ce qui n’est pas encore connu, pas encore expérimenté, amadoué, maîtrisé, banalisé - et, comme le désir, va toujours « ailleurs », plus loin. Aussi, à suivre en même temps les aventures du désir et les désirs d’aventure, aurait-on une vue panoptique de l’être humain: de sa vie intérieure, même inconsciente, de son action sur le monde.Robert Maggiori
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Yacht Club de Monte-Carlo, Quai Louis II, 98000 Monaco
PHILOSOPHIE
Tout public
PMR