Matinale au marché : Envie, Désir, Besoin
CONFÉRENCE & RENCONTRE

Matinale au marché : Envie, Désir, Besoin

24
Juin
20 26
Lieu :
Promenade Honoré II, 98000 Monaco
PHILOSOPHIE TOUT PUBLIC
PMR
Matinale au marché : Envie, Désir, Besoin
Accès libre

Présentation

Présenté par Téo Schumer, journaliste,

Si elle est envieuse, une personne voudra avoir ce que l’autre a, arriver à faire ce que l’autre fait, être, même, ce que l’autre est. Dès lors l’envie se trouve souvent prise dans une spirale douloureuse, elle «ronge» l’individu, car nul ne parvient jamais à être ce qu’un autre est. Le besoin, lui, est calme: il repère ce qui lui manque – et disparaît comme besoin dès qu’il le trouve, dès qu’il trouve le pain s’il avait faim, l’eau s’il était assoiffé, un médicament adéquat s’il était malade. Le désir n’est ni envie ni besoin: il sort l’être humain de lui-même et le pousse à aller vers «autre chose» qui, une fois atteinte, le relance vers autre chose encore, sans fin.

Robert Maggiori

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Informations Pratiques

Heure d'ouverture : 10h00
Date : mercredi 24 juin 2026

Autour de l'événement

CONFÉRENCE & RENCONTRE
Déjeuner-philo : L’enfant qui inquiète, de Alain Ehrenberg

Déjeuner-philo : L’enfant qui inquiète, de Alain Ehrenberg

24
Juin
20 26
Pr Florence Askenazy, psychiatre, en dialogue avec Alain Ehrenberg, sociologue, auteur de L’enfant qui inquiète, Odile Jacob, 2025De quoi s’inquiète l’enfant qui s’inquiète ? D’une socialisation malaisée, d’une autonomie difficile à acquérir, d’une non-reconnaissance de ce qu’il est ou veut être ? Et de quoi s’inquiètent, quand l’enfant dit aller mal, ceux et celles qui l’entourent, l’écoutent, l’éduquent, le protègent, le soignent s’il le faut – ou ne font rien de tout cela ? Nos sociétés ont-elles rendu plus difficiles les conditions d’accès à une autonomie à laquelle visent pourtant tous les projets éducatifs et thérapeutiques ? Et qu’est-ce qui a accru les raisons pour lesquelles les enfants, les adolescent(e)s et les tout jeunes adultes « ne vont pas bien » ? Quelles règles, quelles régulations, quels comportements, quelles valeurs morales, quelles perspectives psychologiques, sociales, politiques même, doivent être modifiées pour assurer au mieux le développement harmonieux d’un enfant ?Robert Maggiori
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
PHILOSOPHIE
Tout public
PMR
CONFÉRENCE & RENCONTRE
Plus envie d’apprendre ?

Plus envie d’apprendre ?

24
Juin
20 26
Présenté par Robert Maggiori, philosophe, membre fondateur Denis Kambouchner, philosophe De prime abord, on pourrait penser qu’apprendre n’a rien à voir avec l’envie, si celle-ci fait désirer avoir ou faire ce que l’autre a et fait, que je n’ai pas et que je suis incapable de faire. Pour qu’il y ait envie, il faut qu’il y ait « quelque chose » qui ne soit pas moi, une altérité. Dès lors, apprendre, quand cela ne dépend pas de la nécessité - je suis bien obligé d’intégrer les règles de la circulation et le sens des panneaux routiers, si je tiens à rouler en voiture - pourrait dépendre plutôt de la volonté, et pas de l’envie. Il arrive pourtant qu’on avoue « n’avoir envie de rien », pas même d’avoir envie, et qu’on se trouve dans une telle apathie qu’on se lasse même de porter son corps et qu’on laisse voguer son esprit, à la dérive. On a alors une sorte d’affaissement général de la volonté, une aboulie qui empêche d’aller où que ce soit, empêche surtout d’aller vers ce qui est nouveau, vers ce qu’on découvrira, vers ce qu’on ne sait pas - en quoi consiste apprendre. Une telle indifférence à tout semble de nos jours s’être étendue, et sans doute s’est-elle confortée elle-même dans l’idée que, désormais, tout ce qu’il y a à savoir est là, disponible en un instant, un clic - et qu’il n’est donc plus utile d’apprendre, puisque je puis savoir sans avoir, de moi-même, rien appris. 
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
PHILOSOPHIE
Tout public
PMR
CONFÉRENCE & RENCONTRE
Le kiff – le désir sans gravité

Le kiff – le désir sans gravité

24
Juin
20 26
Présenté par Laurence Joseph, psychologue clinicienne et psychanalyste Sébastien Talon, psychologue clinicien et psychothérapeute Sandra Laugier, philosopheQu’on se fasse un petit kiff, que je la kiffe à mort ou qu’elle me surkiffe, on reste toujours dans le même giron: l’amour, le désir, le plaisir, la jouissance. Autrefois, le cercle était un autre, quasiment celui de l’enfer ou de la béatitude, au choix: le kif (kif, kaif ou kéif, au Maghreb et en Egypte, amusement, joie, bien-être) désignait le cannabis ou le haschisch, soit la voie royale d’accès aux paradis artificiels. Venu des langues des cités, des communautés issues de l’immigration et de la culture hip-hop, kiffer apparaît depuis plus de 20 ans dans le Larousse, et est une sorte de superlatif de crush: si celui-ci est amourette, flirt, attirance passagère, sinon rêvée, l’autre est « amour fou », maxi-plaisir, attrait aussi fort que réjouissant - presque une passion, mais qui n’a cependant pas la lourdeur ou le tragique qu’on attribue en mode romantique à la passion, car on peut kiffer une personne comme un objet, un road-trip comme une chanson, ou une situation, une bière, une couleur, une coupe de cheveux, des baskets, un poème, une casquette, une série, un jeu vidéo ou Mario. Amour, plaisir, désir - mais sans gravité, comme un « j’t’adore ! ».Robert Maggiori
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
PHILOSOPHIE
Tout public
PMR