Colloque "Mon nom est personne" - Journée consacrée à l'œuvre de Boris de Schloezer
CONFÉRENCE & RENCONTRE

Colloque "Mon nom est personne" - Journée consacrée à l'œuvre de Boris de Schloezer

07
Novembre
20 26
LITTÉRATURE DANSE THÉÂTRE MUSIQUE PHILOSOPHIE TOUT PUBLIC
PMR
Colloque "Mon nom est personne" - Journée consacrée à l'œuvre de Boris de Schloezer
Entrée libre et gratuite

Présentation

La Médiathèque Caroline organise un colloque consacré à l’œuvre de Boris de Schloezer.

Réunissant chercheurs, artistes et spécialistes, cet événement entend mettre en lumière la richesse et la diversité de sa pensée.

Les thématiques abordées - musique, philosophie, danse, théâtre, poésie - reflètent pleinement l’approche pluridisciplinaire de cet intellectuel.

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Informations Pratiques

Heure d'ouverture : 10h00
Date : samedi 07 novembre 2026
Horaires d'ouverture

Autour de l'événement

CONFÉRENCE & RENCONTRE
Rencontre avec les lauréats de la Bourse de la Découverte et du Coup de Cœur des Lycéens de la Fondation Prince Pierre de Monaco

Rencontre avec les lauréats de la Bourse de la Découverte et du Coup de Cœur des Lycéens de la Fondation Prince Pierre de Monaco

14
Oct.
20 26
Cette année, la Médiathèque a le plaisir de recevoir les deux lauréats de la Bourse de la Découverte et du Coup de Cœur des Lycéens, distinctions décernées par la Fondation Prince Pierre de Monaco. Partenaire de cette initiative, la Médiathèque encourage chaque année ses lecteurs à découvrir les premiers romans sélectionnés et à rencontrer leurs auteurs.Créé en 2007, le Coup de Cœur des Lycéens récompense un premier roman choisi par un jury de lycéens de la Principauté parmi une sélection de titres parus lors de la rentrée littéraire. Véritable projet pédagogique mené en collaboration avec la Direction de l’Éducation Nationale, de la Jeunesse et des Sports, il sensibilise les élèves à la littérature contemporaine grâce à des rencontres, des débats et des échanges avec les auteurs.  Doté de 6 000 € par la Fondation Princesse Grace, ce prix est remis chaque automne à Monaco.Créée en 2001, la Bourse de la Découverte distingue quant à elle un auteur francophone pour son premier ouvrage de fiction. Dotée de 12 000 €, elle est attribuée chaque année par le Conseil de la Fondation Prince Pierre de Monaco et remise lors de la cérémonie annuelle des Prix de la Fondation.
Proposé par : Médiathèque Caroline
Lieu : Médiathèque Caroline
LITTÉRATURE
Tout public
FR
PMR
CONFÉRENCE & RENCONTRE
L’Europe : héritage et promesse – Monaco

L’Europe : héritage et promesse – Monaco

14
Oct.
20 26
La discussion est modérée par Florian Louis, du Grand Continent.L’Europe, en son histoire, a connu bien des crises, des régressions, de violentes secousses qui ont fait trembler ses assises, et des conflits en tous genres – jusqu’à une Guerre mondiale qui a fait des millions de victimes et failli réduire en cendres tous les principes sur lesquels elle reposait. Mais elle a tenu, et a continué à élaborer des formes de pensées où prédomine la nécessité de réguler les rapports entre les citoyen(ne)s et entre les États par des normes qui sauvegardent l’autonomie, la liberté de chaque citoyen(ne), l’isonomie, l’égalité entre les citoyen(ne)s, les droits inaliénables de l’individu, le droit de tous à une vie décente, le respect d’autrui et de la différence, l’hospitalité. Cette fidélité aux principes, grâce à laquelle l’Europe a pu harmoniser les entités dont elle est faite – territoriale, politique, sociale, culturelle, historique, scientifique, mythique, religieuse – semble aujourd’hui être bafouée par la montée du radicalisme politique, qu’il soit néoconservateur et revendique un retour de l’autorité – une certaine conception « close » de la nation souveraine et des frontières – ou qu’il vienne des Identity politics, qui de leur côté attaquent les fondements universalistes des institutions démocratiques. Par ce « retour en arrière », se trouvent mises en cause tant la légitimité des liens qui unissent les démocraties libérales européennes entre elles, que l’intouchabilité de l’État de droit lui-même. Dès lors, comment penser l’héritage de l’Europe, grâce auquel ses citoyen(ne)s ont pu connaître une très longue ère de paix, dans un contexte international soumis à des tensions accrues et au régime de la méfiance globalisée ? Que promettre aux générations futures, à l’heure où les réflexes d’« enfermement sur soi » se multiplient, et sont même encouragés par des menaces de pays tiers ou des ingérences extérieures ? Comment sortir de l’impuissance européenne et fédérer des populations diverses autour d’un idéal commun plus que jamais fragilisé ?                                                                                       //La Principauté de Monaco préside le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, du 15 mai au 10 novembre 2026, pour la première fois depuis son adhésion.C’est dans ce cadre que les Rencontres Philosophiques de Monaco organisent, en partenariat avec Le Grand Continent, deux rencontres consacrées à une question que l’actualité rend urgente : que reste-t-il de la promesse européenne, et que peut-on envisager pour les générations à venir ?Une première conversation a eu lieu le jeudi 17 septembre à la Bibliothèque universitaire de Strasbourg, la seconde se déroulera au Théâtre Princesse Grace à Monaco, le mercredi 14 octobre.La conversation sera disponible en podcast audio à l’issue de la rencontre.
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
PHILOSOPHIE
Tout public
PMR
CONFÉRENCE & RENCONTRE
De l'Empahtie

De l'Empahtie

15
Oct.
20 26
Elle a bien des rides, l’empathie – aussi vieille que la philosophie occidentale. Pour désigner cette union ou cette harmonie qui lie l’homme à l’univers tout entier, les Stoïciens parlaient de sympátheia, sympathie, alors qu’on utilisait plus généralement mais plus rarement en Grèce le terme d’empátheia (en, dans, et pathos, sentiment, passion ou souffrance), pour nommer soit la participation émotive qui liait le public à l’aède déclamant un poème – signification bien particulière – soit, en un sens plutôt négatif, le fait de se trouver, pour des motifs externes, dans un état de passion et de souffrance. Empathie et sympathie sont restées amies, sinon cousines germaines. Mais si la sympathie a d’abord connu une glorification croissante, jusqu’à signifier « fusion » entre deux âmes, pour ensuite progressivement se disqualifier et n’être plus, aujourd’hui, que la vague propriété de celui ou celle qu’on trouve « sympathique » (dès lors même un week-end, un T-shirt ou une soirée peuvent être « sympas »), l’empathie, elle, a pendant longtemps disparu des radars, pour ne réapparaître qu’au XIXe siècle. C’est dans le domaine de l’esthétique que s’accomplit la renaissance : les philosophes allemands Robert Vischer, en 1873, et Theodor Lipps, en 1903, proposent la notion d’Einfühlung, que tous traduisent par empathie, pour décrire la projection émotive d’un sujet dans une œuvre d’art ou un spectacle de la nature, avant que, quelques années après, le psychologue britannique Edward B. Titchener n’utilise empathy pour indiquer la perception de l’état d’âme d’autrui. L’histoire moderne de l’empathie peut alors commencer. Elle aura un essor considérable, en esthétique comme en psychologie, en neurologie, en écologie, en éthologie, dans les sciences sociales et, bien sûr, en philosophie – de Husserl à Max Scheler, Bergson, Edith Stein, Merleau-Ponty, Martin Buber, Levinas… Tantôt on la conçoit comme la simple possibilité que possède chaque être humain de « se mettre à la place d’autrui », tantôt on en fait une « compréhension » de l’autre plus ou moins teintée d’émotion, tantôt une véritable intuition ontologique de l’intersubjectivité. On n’a jamais cessé, cependant, de s’interroger pour savoir si elle est un phénomène purement naturel et psychique, qu’expliquerait la présence dans le cerveau de « neurones-miroirs », ou bien si elle détient la force d’ouvrir à l’éthique, tant individuelle que sociale ou politique. Qu’est-ce qui la distingue de la sympathie (Max Scheler), de la compassion, de la pitié ou de la bonté ? Est-elle semblable à l’indignation, qui, aussi sincère soit-elle, se déliterait si elle n’était suivie d’action ? Aujourd’hui la notion est si diffuse que son sens s’étiole – au point qu’on conseille la « pratique » de l’empathie comme on conseille le running, le régime méditerranéen ou le fitness. Doit-on, dès lors, renoncer à une notion qui « en dit trop », et sur trop de choses, ou au contraire la réactiver, étayer le passage qu’elle autorise d’un champ psychologique ou gnoséologique (« comment puis-je accéder à ta conscience ? ») au domaine éthique de la responsabilité, de la solidarité et de la justice ? Tâche difficile : ne voit-on pas aujourd’hui de féroces attaques contre l’empathie, laquelle, comme promesse d’altruisme, suscite l’ire de ceux et celles pour qui l’égalité, le respect, la tolérance, l’accueil de l’autre, l’hospitalité, la coexistence pacifique des différences, la solidarité, etc., sont quasiment des gros mots, porteurs de tous les maux.Robert Maggiori / © Les Rencontres Philosophiques de Monaco
Proposé par : Rencontres Philosophiques de Monaco
Lieu : Théâtre Princesse Grace
PHILOSOPHIE
Tout public
PMR